Relation entre l'activité sismique dans les océans et le réchauffement global (août 2019)

Introduction

Une forte relation à été observée ces dernières années entre de l'activité sismique dans les océans et le récent réchauffement climatique  (CSARGW ,Correlation of Seismic Activity and Recent Global Warming) .

Cette corrélation entre de l'activité sismique océanique et le réchauffement climatique avait déjà été remarquée de 1979 à 2016 (CSARGW16) et vient d'être confirmée jusqu'en 2018.

Dans cette note, on démontre que  l'activité sismique dans les océans ( =>tremblements de terre de magnitude 4-6) provoque des flux géothermiques sous-marins et ont une relation importante avec les fluctuations de la température globale des océans (SST) et de la température globale de l'air (GT).

Ceci avance une nouvelle l'hypothèse selon laquelle l'activité sismique océanique pourrait être  un des paramètres  les plus importants dans la variation de la température globale.

Comme le montre clairement la figure, les moyennes des températures globales des océans (SST) restent fortement liées aux fréquences de l'activité sismique dans les océans (MOSZSA)  jusqu'en 2018, donnant un coefficient de corrélation de 0,83 (P <0,001).

La corrélation élevée peut s'expliquer par le fait qu'une plus grande MOSZSA provoquerait un flux géothermique intense.

Une grande fréquence sismique océanique renforce la circulation thermohaline en facilitant un plus grand flux vertical de chaleur dans les océans.

Ce mécanisme favorise ainsi un transport de chaleur non négligeable vers la surface des océans en faisant ainsi augmenter la température de s eaux de surface.

Ce serait également l'explication de la persistance de l'anomalie thermique positive dans l'océan arctique avec les eaux de profondeur devenues plus chaudes intensifiant la convection thermobarique vers les eaux polaires de surface.

Ces résultats cohérents reportés dans les rapports CSARGW, CSARGW16, et HGTRTP, démontrent que la fréquence de l'activité sismique dans les océans (MOSZSA) semble très significative (P <0,001) alors que les concentrations de CO2 atmosphérique  le sont beaucoup moins (P> 0,1).

L'activité sismique des 29 derniers mois (janvier 2017- mai 2019) a généré une moyenne de 439 événements par an.

En revanche, la période de 21 ans à partir de 1996 jusqu'en 2016, comptait en moyenne 607 événements par an.

La différence est statistiquement significative (p <0,001) et représente une rupture distincte par rapport aux deux décennies précédentes.

Si la L'hypothèse MOSZSA / SST-GT est correcte et que les paramètres de régression ont  une valeur prédictive, on peut s'attendre à ce que les moyennes de  température des océans (SST) et du globe (GT) continuent à diminuer ces prochaines années.

Activité sismique dans les différents océans depuis janvier  1979 jusqu'en mai 2019

Conclusion:

La corrélation de MOSZSA et de SST/GT est remarquable jusqu'en 2018.

Conformément à la pratique des années précédentes, une note de recherche complémentaire sera rédigée après que données de SST/GT et MOSZSA seront compilées pour l'ensemble de 2019.

Il est prévu que la recherche au sujet  de ces données continue et permettra de valider la hypothèse que  MOSZSA et SST/GT sont liés de manière significative .

Arthur Viterito

College of Southern Maryland, USA La Plata, MD 20646, USA .

The Relationship Between Mid-Ocean Spreading Zone Seismic Activity and Global Temperatures Remains Strong Through 2018. Int J Environ Sci Nat Res. 2019