Le cycle solaire 25 sera le plus faible depuis 200 ans (juillet 19)

Les derniers astronautes du programme Apollo auraient eu de la chance.

Pas seulement parce qu'ils ont été choisis pour voyager sur la Lune, mais aussi parce qu'ils n'ont pas dû subir une météo défavorable. En effet, ce n'était pas un ouragan ou une vague de chaleur, mais la météo spatiale ! le terme de rayonnement dans le système solaire, dont une grande partie est libérée par le Soleil. En août 1972, juste entre les missions Apollo 16 et Apollo 17, une tempête solaire s'est produite, émettant de dangereuses radiations.

Sur Terre, nous sommes protégés par notre champ magnétique, mais dans l'espace, cela aurait été dangereux pour les astronautes.

La capacité de prévoir ce genre d'événements est de plus en plus importante alors que la NASA se prépare à envoyer la première femme et le prochain homme sur la Lune dans le cadre du programme Artemis . Les recherches en cours ont peut-être trouvé une nouvelle méthode fiable pour prédire cette activité solaire. L'activité du soleil augmente et diminue tous les 11 ans.

Selon les prévisions pour le prochain cycle solaire, ce sera le plus faible des 200 dernières années. Le maximum de ce prochain cycle - mesuré en termes de nombre de taches solaires, une mesure standard du niveau d'activité solaire - pourrait être inférieur de 30 à 50% à celui du plus récent. Les résultats montrent que le prochain cycle débutera en 2020 et atteindra son maximum en 2025.

En 2008, les chercheurs ont utilisé cette méthode pour faire leurs prévisions, qui ont ensuite été mises à l'essai lors du déroulement du cycle solaire au cours de la dernière décennie. Cette méthode a bien fonctionné, l'intensité et le calendrier prévisionnels du maximum d'énergie solaire cadraient parfaitement avec la réalité.

Savoir comment le soleil se comportera peut fournir les informations nécessaires pour planifier des protections pour nos prochains explorateurs spatiaux. Cela nous permet également de protéger les technologies sur lesquelles nous comptons: missions satellitaires qui étudient l'univers depuis l'espace, atterrisseurs et rovers se dirigeant vers la Lune et Mars, et les satellites de télécommunication dans notre propre orbite terrestre.

La NASA est chargée d'amener des astronautes américains sur la Lune au cours des cinq prochaines années avec un atterrissage au pôle Sud de la Lune. Avec des prévisions météorologiques spatiales calmes pour la prochaine décennie, cela sera la période la plus propice à l'exploration spatiale !

Source: La Terre du Futur

Conséquences climatiques associées à l'activité solaire (cycles solaires)

A. Un peu d'histoire climatique

fig 1
fig 1

Figure 1:

L'histoire nous a appris qu'il y avait une correspondance des périodes froides et des minima solaires de 1500 à 2000.

Chacun des cinq minima solaires nommés correspond à une période de forte réduction des températures globales (zones bleues).

La corrélation entre les taches solaires et l'évolution du climat mondial est remarquable.

fig 2
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Figure 2:

Même constat à propos de l'irradiance solaire par rapport au réchauffements  et aux refroidissements globaux de 1750 à 1990 :

Pendant ces 250 années on peut remarquer que les deux courbes restent très similaires.


B. Variation récente de l'activité solaire:

À l'approche du minimum solaire prévu (cycle 25) entre 2020 et 2030, on constate que le soleil se comporte d'une manière inédite depuis la fin du  petit âge glaciaire (période du minimum de Dalton, entre 1790 à 1820) .

Au cours du cycle 24 (2009-2020) le nombre de jours sans taches de soleil a en effet dépassé tous les records.

Le cycle 24 ressemble maintenant beaucoup au cycle 4, qui a précédé le minimum de Dalton (1790-1820) et l'activité solaire durant le cycle 25 s'avère maintenant même être plus basse qu'au  minimum de Dalton .

C. Que dit la communauté scientifique ?

La communauté scientifique accepte généralement un aspect du forçage climatique:

les températures de la Terre sont plus basses en période de faible activité solaire et plus chaudes en période de forte activité solaire.

Il est bien connu que les périodes froides et chaudes du climat sont corrélées à une activité solaire intense (par exemple, la période chaude médiévale), tandis que les températures diminuent pendant les périodes de faible activité solaire (par exemple, le petit âge glaciaire).

Le Minimum de Maunder a coïncidé avec une période froide de 1645 à 1706 et le Minimum de Dalton (1796-1830) est corrélé à une phase froide couvrant les années 1810-1838.

D'autre part quatre périodes chaudes (1626-1637, 1800-1809, 1845-1859 et 1986-2018) ont coïncidé avec des périodes d'activité solaire accrue .

Coïncidences principales entre de longues périodes de froid et de chaud avec un intervalle de diminution ou d'augmentation de l'irradiance solaire. 

 Période chaude +/- 1090 à 1240 => maximum médiéval (1100-1250)

Période froide de +/- 1290 à 1360 => minimum de Wolf (1280-1350)

Période froide de 1430 à 1620 => minimum de Spörer (1420-1570)

Période froide de 1645 à 1706 => minimum solaire de Maunder (1645-1715).

Période froide de 1810 à 1838 => minimum solaire de Dalton (1790-1820).

Période chaude du milieu du 20e au 21e siècle => maximum solaire moderne (1950-2000) .

Quelques explications sur le petit âge glaciaire (+/-1290-1838)

Le Petit Âge glaciaire est une période climatique froide survenue en Europe et en Amérique du Nord du début du XIVe à la fin du XIXe siècle approximativement.

Il était caractérisé par une phase froide avec des températures annuelles et estivales inférieures par rapport à la moyenne à long terme, compatibles avec les minima solaires.

Pendant cette période le disque solaire montre un refroidissement rapide depuis le début le minimum de Spörer, qui s'est intensifié pendant le Minimum de Maunder (la température minimale estimée étant de 2 ° C inférieure à la moyenne récente). Il s'en suivit le minimum de Dalton (1796-1830) qui correspondait à un autre refroidissement après une augmentation temporaire de la température.

Différentes explications avancées (source: WIKIPEDIA)

Diminution de l'activité solaire

Une des  explications, sans être nécessairement contradictoire, serait à trouver dans l'effet de l'activité du Soleil. Il semble qu'elle ait été particulièrement faible pendant une bonne partie de la période du Petit Âge glaciaire. Au cours de la période 1645-1715, dans le milieu du Petit Âge glaciaire, il y a eu une période de faible activité solaire connue sous le nom de minimum de Maunder. Le minimum de Spörer a également été identifié avec une période de refroidissement significatif entre 1460 et 1550. D'autres indicateurs de la faible activité solaire durant cette période sont les niveaux d'isotopes du carbone 14 et du béryllium 10. Dans une étude de Miller et al. (2012)2, ils lient le Petit Âge glaciaire à « une longue période inhabituelle d'activité volcanique avec 4 grandes éruptions volcaniques tropicales riches en soufre explosif, chacune avec une charge globale de sulfate supérieure à 60 GT » et notent que « des changements importants dans l'irradiance solaire ne sont pas nécessaires ».

Paramètres de Milankovitch

Le forçage orbital dû aux cycles de l'orbite terrestre autour du Soleil a, pendant les deux mille dernières années, provoqué une tendance au refroidissement dans l'hémisphère Nord à long terme qui s'est poursuivie pendant la période médiévale et le Petit Âge glaciaire. La vitesse de refroidissement de l'Arctique est d'environ 0,02 degré Celsius par siècle. Cette tendance aurait pu être amenée à se poursuivre dans l'avenir conduisant à un véritable âge glaciaire, mais les relevés de température à partir du XXe siècle montrent une inversion soudaine de cette tendance, avec une hausse de températures mondiales attribuées aux gaz à effet de serre.

Activité volcanique

Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer l'existence et surtout la persistance du Petit Âge glaciaire. La première, fondée sur les découvertes réalisées en stratigraphie, relie le Petit Âge glaciaire des années 1800 à l'éruption très violente de plusieurs volcans, dont le Tambora. Il est en effet connu que les aérosols expulsés par un certain type de volcan peuvent nettement diminuer l'efficacité du rayonnement solaire. Le début du Petit Âge glaciaire au XIIIe siècle pourrait ainsi être lié, en partie, à un phénomène de forçage volcanique2.

En 2013, une équipe scientifique française dirigée par Franck Lavigne estime, au regard des éléments analysés, que cette période de refroidissement serait causée par l'activité volcanique du volcan indonésien Samalas qui serait entré en éruption en 1257 lors d'une explosion qualifiée de méga-colossale.


Dérive nord-Atlantique

Une altération du Gulf Stream est parfois évoquée comme cause possible du Petit Âge glaciaire. Cette hypothèse n'est cependant pas probante.


CONCLUSIONS....?

Le graphique ci-dessus représente l'évolution de la température globale depuis 1870 à aujourd'hui et les projections très différentes entre les Climatoréchauffistes (croyant à l'augmentation non stop de l'effet de serre associé à l'augmentation du CO² dans l'atmosphère) et les Climatoréalistes ( croyant uniquement aux cycles naturels du climat ) pour les prochaines décénnies.

Il est un fait que la version du réchauffement global du à l'effet de serre augmentant sans limites est dramatique et nous envoie droit dans le mur !

Mais c'est peut-être sans tenir compte des variations de températures liées aux cycles climatiques eux-mêmes fortement dépendant des cycles solaires, des éruptions volcaniques ect...

Comme expliqué plus haut il faudra peut-être tenir compte que nous sommes à la veille d'un cycle solaire (25) où l'activité solaire sera la plus faible depuis près de 200 ans c'est-à-dire depuis les cycles solaires 5 et 6 (1798 - 1824) qui correspondèrent au refroidissement climatique associé au Minimum de Dalton (1790-1820).

Cette évolution pourrait bien changer la courbe de la température globale qui, après s'être stabilisée vers 2030, s'infléchirait plutôt vers un refroidissement résultant du  nouveau minimum solaire.

Qui vivra ... verra!