Les Maldives menacée par la montée de l'océan?

23/10/2021

Concernant les niveaux marins, la concordance entre les marégraphes et les satellites est à première vue satisfaisante : on observerait ainsi une élévation apparente du niveau de la mer de l'ordre de +4 mm par an (± 1 mm) sur les trente ou trente-cinq dernières années. 

On ignore si cette tendance résulte du seul niveau marin ou éventuellement d'une composition entre niveau marin et subsidence, mais le résultat est le même.Supposons que la tendance se poursuive. 

En 2100 (donc dans 80 ans), on observerait alors une élévation du niveau de la mer de 35 à 40 cm par rapport au niveau actuel. 

Par contre, pour atteindre en 2100 les 2 mètres dont la presse fait état, il faudrait, en caricaturant, que le niveau de la mer augmente à partir de l'an prochain et dorénavant, non de 4 ou 5 mm par an, mais de 25 mm par an.

L'élévation progressive du niveau de la mer est un fait ancré dans l'histoire, et compte tenu des inerties en jeu, il est vraisemblable qu'elle se poursuivra encore pendant de nombreuses décennies. 

Ce n'est pas avec danses de la pluie, incantations et lamentations que l'on fera face aux conséquences du phénomène, mais en s'y préparant calmement et méthodiquement, tout en continuant les observations. 

En réalité, les Maldiviens, dans leur sagesse, ne croient pas un mot de ces prévisions extravagantes. 

On le constate déjà à la lecture de leurs publications institutionnelles, qui débordent d'optimisme et d'enthousiasme ; certes c'est une loi du genre et on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre. 

Mais on en trouve une démonstration plus concrète dans la poursuite active d'investissements de toutes natures. 

En témoignent l'extension et la modernisation toutes récentes de l'aéroport international de Velana (relié à l'île capitale de Malé) pour accueillir les A380, et un nouveau port pour hydravions (moyen de transport très répandu dans l'archipel), sans compter les résidences et hôtels de confort qui continuent à se développer.


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Editeur responsable: Luc Trullemans